Presidential Election Barometer – Wave 3

Together with

26.06.26

  • Ifop Opinion
  • Public affairs
  • FR

1 min to read

À un an des élections, le RN semble clairement en tête. Jordan Bardella (35 à 37 %) devance désormais Marine Le Pen (32 %) avec une large avance, comme si les électeurs anticipaient l’issue de son procès du 7 juillet. Selon Frédéric Dabi, « cela marque un tournant majeur. Il y a une déconnexion entre le vote pour Bardella et celui pour Marine Le Pen ».

Le bloc d’extrême droite devrait largement dépasser les 40 points au premier tour — une première dans l’histoire de la Ve République. Selon Frédéric Dabi, « au-delà du contexte politique et juridique spécifique, il existe un véritable “effet Lyhanna” qui s’est ancré chez les électeurs et qui permet au RN d’atteindre des niveaux historiques ».

Quant au bloc centriste, Édouard Philippe (19–21 %) conserverait son avance sur Gabriel Attal (15 %) et le devancerait même dans un duel direct (14 % contre 8 %). Selon Frédéric Dabi, Édouard Philippe doit son avance à sa « capacité à mieux s’ancrer auprès des électeurs plus favorables au macronisme et à la droite ».

À droite, Bruno Retailleau devrait se situer entre 9 et 11 %, grimpant à 14 % lorsqu’il est opposé à Marine Le Pen et à Gabriel Attal, sa candidature pouvant servir d’option « fourre-tout ».

À gauche, les divisions persistent. Mélenchon (12–15 %) conserverait la tête, porté par une base fidèle et un lancement de campagne réussi. Derrière eux, le rapport de forces reste fragmenté entre Raphaël Glucksmann (8 à 11 %) et François Hollande (9 %). Ils sont suivis par Marine Tondelier (2,5 à 4 %) et Fabien Roussel (2,5 à 3 %).