À l’occasion des 150 ans des colonies de vacances et des 90 ans des congés payés, l’étude Ifop menée auprès des Français montre que les séjours de vacances collectifs pour enfants et jeunes conservent une image très positive dans l’opinion. Loin d’apparaître comme un modèle du passé, ils sont aujourd’hui largement reconnus comme des expériences éducatives, sociales et humaines utiles aux enfants comme à la société.
Une expérience ancrée chez les Français et toujours largement valorisée
Avec 44% des Français en ayant déjà fait l’expérience au cours de leur vie, les camps de vacances apparaissent d’abord comme une pratique profondément inscrite dans l’histoire sociale et familiale du pays. Ce vécu transgénérationnel nourrit une perception très favorable. Si trois quarts des Français déclarent avoir une bonne image des séjours de vacances collectifs, cette proportion atteint 89% parmi les anciens participants, preuve que l’expérience des colonies laisse le plus souvent une empreinte durablement positive.
L’adhésion à ces séjours ne repose pas uniquement sur la nostalgie. En effet, si les 18-24 ans sont un peu moins nombreux à en avoir fait l’expérience (39%), ils en ont pourtant l’image la plus favorable (89%), signe que les camps de vacances continuent de résonner auprès des jeunes générations comme des espaces attractifs et valorisés.
Des séjours aux bénéfices multiplespour les enfants, les parents et la société
Les séjours de vacances collectifs sont avant tout perçus comme des espaces de découverte et d’ouverture. 91% des Français estiment qu’ils permettent aux enfants et aux jeunes de découvrir des activités nouvelles et variées, tandis que 88% considèrent qu’ils favorisent la découverte de nouveaux lieux, cultures ou langues. Dans un contexte où les vacances peuvent aussi être marquées par l’ennui ou la sédentarité, ces séjours sont également reconnus pour leur capacité à favoriser l’activité physique et le bien-être corporel par 91% des répondants, ainsi que la déconnexion par rapport aux écrans par 84%.
Au-delà de cette dimension très tangible, les séjours collectifs sont aussi identifiés comme des moments importants d’apprentissage de soi et d’épanouissement personnel. Les Français leur reconnaissent un rôle dans le développement de l’indépendance – 87% estiment qu’ils permettent aux enfants de gagner en autonomie – mais aussi dans la construction d’un certain équilibre personnel : 85% considèrent qu’ils favorisent la confiance en soi, 79% le bien-être psychologique et 75% la gestion des émotions. À l’heure où la santé mentale des enfants et des adolescents s’impose comme un sujet central, ces résultats soulignent la valeur de ces moments hors du cadre familial et scolaire, qui permettent de grandir et de se découvrir autrement.
Ces bénéfices individuels se doublent d’une forte dimension collective. Dans une société confrontée aux enjeux de cohésion sociale, les colonies et autres camps de vacances apparaissent ainsi comme des lieux d’apprentissage du collectif, où les enfants font l’expérience très concrète du vivre-ensemble, de la coopération et du respect des différences. En effet, 90% des Français estiment qu’ils favorisent l’apprentissage de la vie en collectivité comme le lien social et la rencontre avec les autres. Plus encore, 91% considèrent qu’ils contribuent à développer la capacité à vivre ensemble, 89% la sociabilité et les compétences relationnelles, 87% la tolérance et l’acceptation des différences, et 81% la mixité sociale.
Cette dimension relationnelle et citoyenne confère aux séjours collectifs une portée éducative à part entière. 79% des Français estiment d’ailleurs que ces séjours offrent un cadre éducatif complémentaire à l’école, confirmant qu’ils ne sont pas seulement des temps de loisirs, mais aussi des moments d’apprentissage informels, où se transmettent savoir-être et savoir-faire.
Enfin, ces séjours répondent également à des besoins très concrets pour les familles. 80% des Français considèrent qu’ils facilitent l’organisation des vacances pour les parents, en apportant une solution aux contraintes de garde, au décalage entre congés parentaux et vacances scolaires, ou encore au besoin de répit. Ils apparaissent ainsi comme un dispositif utile aux enfants, mais aussi précieux pour les parents.
Un rôle social que les Français souhaitent mieux reconnaître
Au regard de ces bénéfices perçus, l’opinion apparaît très favorable à une reconnaissance plus forte du rôle des séjours de vacances collectifs dans l’action publique : 81% des Français estiment qu’il faudrait leur donner davantage de place dans les politiques en faveur de l’enfance et de la jeunesse. Cette attente est d’ailleurs particulièrement forte chez les jeunes adultes, avec 96% d’adhésion auprès des 18-24 ans.
Au-delà de leur ancrage historique et de la mémoire collective qu’ils mobilisent, les séjours de vacances collectifs apparaissent comme des dispositifs toujours pertinents face à certains enjeux contemporains : offrir aux enfants des temps de découverte et de déconnexion des écrans, favoriser leur autonomie et leur bien-être physique comme psychologique, apprendre la vie en groupe, renforcer la mixité sociale et soutenir les familles.
À l’heure où ces séjours célèbrent 150 ans d’histoire, les Français reconnaissent plus que jamais leur utilité.