Journalistes
Bienvenue dans cet espace conçu pour vous faciliter l’accès aux études publiées par l’Ifop, explorer notre service de synthèses via Ifop Gen+ et formuler vos demandes d’interviews.
Les Français et la proposition de loi sur la fin de vie
Dans un contexte de débats parlementaires autour de la proposition de loi sur la fin de vie, cette étude met en lumière une opinion publique largement favorable à l’élargissement des droits des personnes en fin de vie.
Municipales 2026 : le Groupe Ifop lance son dispositif éditorial pour comprendre les dynamiques locales
À l’approche des élections municipales 2026, le Groupe Ifop déploie un dispositif éditorial dédié afin d’accompagner la lecture d’un scrutin profondément ancré dans les réalités locales. Dans un contexte marqué par la recomposition des équilibres politiques et par des attentes citoyennes en évolution, cette initiative vise à apporter des clés de compréhension sur les dynamiques à l’œuvre dans les territoires.
La « Bof génération » ? Radioscopie politique des adolescents de 15 à 17 ans
La « Bof génération » ?
RADIOSCOPIE POLITIQUE DES ADOLESCENTS DE 15 à 17 ANS
En 2026, quelles sont les valeurs et le positionnement politique des adolescents ? Sont-ils plus progressistes ou réactionnaires que les générations précédentes ? Comment se situent-ils par rapport à leurs parents au même âge ? Pour mieux comprendre cette jeunesse à l’âge du lycée, l’Ifop a réalisé pour Elle une grande enquête auprès de ces filles et de ces garçons qui ont 15, 16 et 17 ans aujourd’hui. Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 028 adolescents de 15 à 17 ans vivant en France métropolitaine, cette enquête offre un éclairage inédit sur les transformations profondes qui traversent la jeunesse française. En reconstituant des séries historiques, cette étude met en exergue un phénomène d’individualisme croissant chez les adolescents, qui se traduit par un désintérêt pour les partis politiques traditionnels, une indifférence aux clivages idéologiques et une valorisation accrue des valeurs personnelles comme la famille, l’amitié ou l’argent. Les données révèlent en effet un recentrage sur la sphère privée, un refus croissant du sacrifice pour le pays.
Le grand divorce avec les partis politiques
1 - La faible politisation des jeunes se traduit d’abord par une mise à distance des forces politiques traditionnelles nettement plus marquée que chez les adultes. Ainsi, 45 % des jeunes déclarent ne se sentir proches d’aucun parti politique, soit une proportion deux fois supérieure à celle des adultes (25 %).
2 - On observe aussi aujourd’hui une indifférence à l’égard des positionnements idéologiques plus marquée qu’il y à trente ans. En effet, 35 % des jeunes ne se situent pas politiquement sur l’axe gauche/droite, soit une proportion deux fois supérieure à celle de 1994 (18 %).
Une tendance à la « dégauchisation » portée par les garçons
3 - Autre enseignement majeur de cette enquête : la jeunesse française tend, à cet âge, à pencher plus à droite que dans le passé. Alors qu'en 1994, les 15-18 ans se positionnaient majoritairement à gauche (54% contre 46% à droite), le rapport de force s'est inversé : 56% des adolescents se situent désormais à droite contre 44% à gauche.
4 - Cette dégauchisation n'est toutefois pas uniforme et révèle un "gender gap" politique précoce : 64% des garçons se positionnent à droite (contre seulement 36% à gauche), quand les filles demeurent ancrées à gauche à 53%. Un écart de 28 points qui témoigne d'une polarisation par le genre dès l'adolescence, phénomène dont on mesure ici qu’il précède l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Malgré les tensions internationales, le patriotisme apparaît plus timoré que dans le passé
5 – L’individualisme se manifeste dans le refus croissant des jeunes du sacrifice ultime en cas d’invasion du pays : ils se montrent aujourd’hui moins disposés à mettre leur vie en péril pour la France (23%) qu’il y à quarante ans (41 % en 1984). Un chiffre qui chute à 5% à l'extrême-gauche et 13% chez les musulmans, révélant le faible sentiment d'appartenance nationale dans certains pans de la jeunesse.
Un repli des jeunes sur la sphère privée qui s’accompagne d’une valorisation accrue de l’argent et d’un rapport plus distancié au travail et au progrès
6 – L'analyse des valeurs des jeunes sur 40 ans révèle un repli des jeunes sur la sphère privée qui s’accompagne d’une valorisation accrue de l’argent. En effet, si la famille (98%) et l’amitié (97%) demeurent les valeurs les plus plébiscitées par les jeunes, on observe aussi une montée du pragmatisme matérialiste illustrée dans la valeur croissante donnée à l'argent : +14 points depuis 1984 pour atteindre 50%.
7 – À l’inverse, on observe un certain désenchantement vis-à-vis du travail (-4 points depuis 1994) et surtout du progrès scientifique (-16 points), qui ne fait plus recette qu'auprès de 44% des jeunes. Et cette hiérarchie des valeurs s'inscrit dans une logique de classe : le travail est jugé "très important" par 54% des jeunes dont le parent référent est cadre, contre 43% chez les jeunes d'ouvriers.
La variable religieuse, un facteur de conservatisme culturel au sein d’une jeunesse globalement progressiste
8 – Si la jeunesse se montre progressiste sur l'avortement (91% jugent acceptable) et l'homosexualité (73%), la jeunesse demeure toutefois divisée concernant la peine de mort et exprime un net rejet de la critique des religions. La majorité des jeunes juge ainsi inacceptable la critique des religions (58 %), contre seulement 30% qui l’acceptent, sachant que c'est dans les rangs des catégories populaires (61 à 65 %), des catholiques pratiquants (76%) et des musulmans (92%) que le refus de toute critique des religions est la plus forte.
9 – Ces consensus masquent toutefois de profonds clivages confessionnels : les valeurs morales des jeunes apparaissant d’autant plus conservatrices qu’elles sont influencées par la morale religieuse. Les jeunes musulmans apparaissent ainsi parmi les plus rétifs aux droits des LGBT : 49% des jeunes musulmans jugent inacceptables les relations entre personnes de même sexe (vs 7% des sans-religion) et 57% estiment inacceptable le changement de genre (vs 21% des sans-religion).
Des inquiétudes régaliennes remplacent l'anxiété économique
10 – Si 66% des adolescents se déclarent inquiets face à l'avenir (en net recul par rapport à 1994 où ils étaient 87%), la nature de leurs craintes à radicalement changé. En effet, la première source d’inquiétude des jeunes est aujourd’hui la guerre (30 % contre 16 % en 1994), suivie de l’insécurité (25 % contre 1 % en 1994) et de la pollution de la planète (16 % contre 5 %). Alors que le SIDA (24 %) et le chômage (18 %) étaient les deux premières sources d’inquiétude il y à 30 ans ; ce n’est plus le cas (respectivement 0 % et 8 %).
Cette mutation du registre des angoisses juvéniles – des préoccupations socio-économiques vers des enjeux régaliens et environnementaux – témoigne d'une génération marquée par le retour de la guerre en Europe et la multiplication des attentats, mais aussi par une relative banalisation du chômage de masse qui ne constitue plus un horizon anxiogène spécifique.
Méthodologie
« Étude Ifop pour Elle réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 23 décembre 2025 auprès d’un échantillon de 1 028 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 à 17 ans. »
https://www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Famille-politique-argent-que-pensent-les-15-17-ans-Notre-sondage-exclusif
Contact :
François Kraus / Mathilde Tchounikine / Noé Fridman
Client : Elle
Baromètre de la Fraternité – Décembre 2025
Derrière une France qui se dit encore majoritairement heureuse, le Baromètre de la Fraternité 2025 révèle une érosion profonde du moral collectif. Le bonheur recule, l’optimisme passe pour la première fois sous la barre des 50%, tandis que la solitude et la fatigue sociale s’installent durablement. Dans une société perçue comme toujours plus diverse, les tensions, les inquiétudes et la méfiance progressent, au point de fragiliser le sentiment de fraternité et de confiance entre citoyens. Pourtant, loin d’un repli cynique, les Français expriment une aspiration persistante à l’ouverture, au dialogue et à l’entraide, d’abord envers leurs proches, mais aussi envers les autres. Entre désillusion collective et désir de lien, cette édition met en lumière les paradoxes d’une France en quête de cohésion.
Les Français et le recyclage des capsules de café en aluminium – Vague 4
En décembre 2025, un quart des consommateurs de café utilisent des capsules en aluminium (c’est le troisième type de café le plus consommé par les Français à leur domicile, derrière le café moulu et le café en dosettes souples). A l’occasion de la quatrième vague de ce baromètre, l’Association pour le Recyclage des Capsules en Aluminium (ARCA) a souhaité mesurer à nouveau l’évolution des pratiques de tri des capsules, afin de comprendre les freins et les leviers existants à leur recyclage.
Le rapport des salariés du transport et de la logistique aux défis technologiques et environnementaux
Dans le secteur du transport et de la logistique, l’intelligence artificielle est utilisée par près d’un salarié sur deux, mais de façon inégale (davantage chez les cadres, les jeunes et en Île-de-France) et encore peu déployée en entreprise. Les utilisateurs y voient surtout des gains d’efficacité et de productivité, sans effet notable sur le bien-être ou la qualité de vie au travail. Malgré son image plutôt positive, l’IA suscite surtout des craintes (remplacement, déshumanisation, perte d’autonomie), d’où une forte demande de dialogue social et de garanties sur l’emploi et les conditions de travail.
Les Français, leur banque, leurs attentes (vague 6)
La 6ᵉ vague du baromètre FBF-Ifop (2025) confirme l’attachement des Français à une banque à la fois digitale et humaine. Le modèle hybride, combinant services en ligne et accompagnement en agence, s’impose largement, tandis que la digitalisation est désormais bien ancrée dans les usages.
Le climat politique à Paris
A l'approche des élections municipales, Ifop-Fiducial pour Le Parisien, Sud Radio et LCI a interrogé les Parisiens concernant le climat politique à Paris.
En savoir plus