Le cœur d’image de Dominique de Villepin repose sur la crédibilité : 57% des Français le jugent sérieux, 55% le voient comme quelqu’un « qui travaille ». S’y ajoute une forme de charisme : 48% lui reconnaissent une autorité naturelle, 44% le trouvent dynamique et autant courageux. Il se situe sur ces registres au niveau de B. Retailleau, un cran en dessous d’É. Philippe (64% sur les deux premiers items).
Mais l’enquête révèle une distance avec les Français. Près d’un sur deux le juge arrogant (49%, contre 43% pour É. Philippe) et 43% seulement le trouvent sympathique, moins qu’É. Philippe (51%) et M. Le Pen (46%). Cette mise à distance n’est pas de l’hostilité — il apparaît bien moins agressif (28%) et intolérant (35%) que ses concurrents — mais elle érode l’authenticité perçue : 35% le jugent sincère et 32% seulement à l’écoute, contre respectivement 44% et 46% pour É. Philippe.
Sur l’image proprement politique, le crédit est réel sur la compétence (46% estiment qu’il maîtrise ses dossiers) et se concentre sur les enjeux internationaux et de long terme : défendre la place de la France dans le monde (38%), conscience des enjeux climatiques (37%, seul item où il devance nettement B. Retailleau). Mais une inquiétude demeure : 46% déclarent qu’il les inquiète, et sa capacité d’action intérieure n’est pas créditée — 27% le jugent capable de réformer la France, 26% de rassembler les Français, 23% de défendre le pouvoir d’achat et 33% seulement d’assurer la sécurité des Français (contre 45% pour B. Retailleau et 54% pour M. Le Pen).
Son problème n°1 reste la proximité : proche des préoccupations des gens comme vous (22%) et proche des jeunes générations (22%) ferment la marche du dispositif, à égalité avec « incarne le progrès » — la seule éclaircie venant des moins de 35 ans eux-mêmes, dont 36% le jugent proche de leur génération (contre 18% des 35 ans et plus).