Les professionnels et la route : quelle connaissance du risque routier de leurs salariés ? (Edition 2026)

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20.05.26

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Les conclusions de cette enquête sont en demi-teinte et très proches de celles de 2025.

1) Elles concluent d’une part à une meilleure appropriation des enjeux relatifs au risque routier chez les dirigeants d’entreprises de 1 à 49 salariés par rapport à 2016 (et stable par rapport à 2025). Aujourd’hui, une part croissante de dirigeants fait état d’une meilleure connaissance de leur responsabilité en cas d’accident routier d’un de leurs salariés, a inscrit le risque routier au Document Unique de l’entreprise, a mis en place des actions de prévention du risque routier ou souhaite simplement en avoir une meilleure connaissance. La connaissance de la responsabilité du dirigeant à l’égard des trajets domicile-travail en particulier, très peu identifiée il y a 10 ans, connaît une progression significative par rapport à 2016.

2) D’autre part, malgré ces signaux encourageants, l’importance du risque demeure largement sous-estimée, et très peu de dirigeants ont déjà planifié des actions de prévention pour l’année 2026. Il s’agit en outre des deux seuls indicateurs sur lesquels aucune amélioration n’est observée depuis 2016.

3) Nouveauté de 2026, les résultats de cette année soulignent plus que jamais le rôle pivot du dirigeant à l’égard de la mise en place d’actions de sensibilisation au sein des entreprises de moins de 50 salariés. L’expérience d’un accident de la route par l’un de ses salariés est loin de représenter un phénomène marginal et concerne même la moitié des dirigeants d’une entreprise de 10 salariés ou plus. Pour autant, certaines pratiques susceptibles d’accroître l’exposition au risque demeurent installées, qu’il s’agisse de contacter un salarié lors d’un trajet professionnel ou la non-prise en compte des conditions de route lors de l’organisation d’un déplacement.

Dans ce contexte, la sensibilisation du dirigeant apparaît comme un levier particulièrement déterminant pour favoriser la mise en place d’actions de prévention. Elle semble même produire un effet plus structurant que la seule confrontation à un accident routier impliquant un salarié : les dirigeants sensibilisés se montrent en effet davantage enclins à déployer ce type d’actions que ceux ayant déjà été confrontés à un accident lors d’un trajet professionnel.