Le regard des Français sur François Hollande et Raphaël Glucksmann

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27.05.26

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À moins d’un an de l’élection présidentielle 2027, l’enquête Ifop pour Paris Match confirme la difficulté du camp social-démocrate à faire émerger une candidature suscitant un véritable désir dans l’opinion. Dans un espace politique déjà traversé par le risque d’un embouteillage des candidatures, Raphaël Glucksmann apparaît aujourd’hui mieux placé que François Hollande, sans pour autant provoquer une dynamique d’adhésion massive.

Un quart des Français souhaitent que Raphaël Glucksmann soit candidat à la prochaine élection présidentielle (25%), contre seulement 16% pour François Hollande. L’eurodéputé reste ainsi à un niveau proche des précédentes mesures, tandis que l’ancien président recule nettement après avoir atteint 22% en avril 2026.

L’écart est encore plus significatif au sein de la gauche, où Raphaël Glucksmann apparaît comme l’hypothèse la mieux accueillie. Il recueille 49% de souhaits de candidature parmi les sympathisants de gauche, contre 23% pour François Hollande. Cette avance se vérifie notamment chez les sympathisants socialistes, 65% souhaitant une candidature de Raphaël Glucksmann contre 45% pour François Hollande, ainsi que chez les sympathisants écologistes, 41% contre 13%.

Les traits d’image confirment cette lecture contrastée. François Hollande conserve des ressources personnelles : il est davantage jugé sympathique que Raphaël Glucksmann, 51% contre 37%, et plus ouvert au dialogue, 45% contre 37%. Mais l’eurodéputé prend l’avantage sur des dimensions plus directement associées à la crédibilité politique, comme le courage (32% contre 26%), la compétence (31% contre 24%), et la compréhension de la vie des Français (27% contre 23%). Sur la stature présidentielle, aucun ne parvient réellement à s’imposer : 25% pour François Hollande, 24% pour Raphaël Glucksmann.

C’est précisément sur ce point que le résultat apparaît le plus préoccupant pour l’ancien président. Malgré son expérience de l’Élysée, François Hollande ne dispose plus d’un avantage décisif sur la stature présidentielle. Le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi y voit notamment le poids persistant du quinquennat 2012-2017, de la non-candidature de 2017 et du reproche fait par certains Français d’avoir contribué à l’ascension d’Emmanuel Macron.