À un mois du premier tour des élections municipales, Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio, a mené une enquête sur le climat électoral à Lyon.
À Lyon, la notoriété des principales figures de la campagne municipale est très contrastée. Jean-Michel Aulas apparaît de loin comme la personnalité la plus connue : 95 % des Lyonnais déclarent le connaître, dont 57 % en ont une bonne opinion. Cette popularité est particulièrement marquée chez les plus de 65 ans (72 % de bonnes opinions). Le maire sortant Grégory Doucet bénéficie lui aussi d’une notoriété très élevée (93 %), mais son image est plus clivante, avec 41 % de bonnes opinions. À l’inverse, les autres figures de la compétition restent beaucoup moins identifiées : Anaïs Belouassa Cherifi n’est connue que par 35 % des habitants (dont 15 % de bonnes opinions), tandis qu’Alexandre Humbert Dupalais demeure largement méconnu, avec seulement 21 % de notoriété et 6 % de bonnes opinions.
Dans cette configuration de premier tour, la liste conduite par Jean-Michel Aulas, arriverait nettement en tête avec 45 % des intentions de vote. Elle devancerait la liste de la majorité municipale menée par Grégory Doucet créditée de 29 %. Derrière, la liste conduite par Anaïs Belouassa Cherifi recueillerait 11 %. Les autres listes apparaîtraient plus marginales : 6 % respectivement pour les listes menées par Georges Képénékian et Alexandre Humbert Dupalais, 2,5 % pour celle de Nathalie Perrin-Gilbert et 0,5 % pour la liste menée par Raphaëlle Mizony.
À ce stade, 68 % des électeurs se diraient sûrs de leur choix, un niveau de certitude particulièrement élevé parmi les électeurs de Jean-Michel Aulas (75 %), tandis qu’il apparaîtrait plus fragile chez ceux d’Anaïs Belouassa Cherifi (57 %).
Dans l’hypothèse d’un duel entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet au second tour, l’ancien président de l’OL l’emporterait avec 58 % des intentions de vote, contre 42 % pour le maire sortant. Même dans une configuration de triangulaire avec la liste d’Alexandre Humbert Dupalais, la dynamique resterait favorable à Jean-Michel Aulas, qui conserverait une avance avec 52 %, devant Grégory Doucet à 40 %, tandis que la liste soutenue par le Rassemblement national recueillerait 8 %.
Ce rapport de force s’inscrirait dans un contexte local marqué par un jugement plutôt critique sur l’action municipale. Depuis juin 2020, 45 % des Lyonnais se déclareraient satisfaits du travail accompli par leur municipalité, tandis qu’une majorité de 55 % se dirait mécontente. Ce niveau de satisfaction apparaîtrait sensiblement inférieur à la moyenne nationale observée dans les villes de plus de 30 000 habitants, qui atteignait 65 % en octobre 2025, suggérant un climat politique local plus tendu à l’approche du scrutin municipal.