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Si la grande majorité des actifs se dit satisfaite de son environnement de travail et des principales dimensions qui le composent (intégration, utilité, autonomie, équilibre), ils sont également nombreux à exprimer un sentiment de charge mentale professionnelle élevée.
8 actifs sur 10 expriment une perception positive de leur environnement professionnel. Certaines dimensions apparaissent toutefois plus perfectibles : moins de 7 actifs sur 10 estiment que leur travail est reconnu à sa juste valeur (66%) ou se sentent accompagnés dans la gestion de leur parcours et de leurs perspectives d’évolution (63%). La satisfaction vis-à-vis de la rémunération est encore plus faible (58%), avec un écart significatif de 9 points entre hommes (63%) et femmes (54%, stable par rapport à 2024). Par ailleurs, 71% des actifs estiment avoir une charge mentale professionnelle élevée, un score similaire chez les hommes (71%) et les femmes (70%), et stable chez ces dernières par rapport à 2024.
Bien que les actifs se disent largement satisfaits de leur vie personnelle et trouvent du plaisir dans leurs activités hors travail, ils sont nombreux à éprouver une charge mentale personnelle élevée et à se sentir stressés ou angoissés. Cette tension est particulièrement marquée chez les femmes précaires et celles les plus exposées aux responsabilités familiales.
En 2025, près de deux tiers des actifs interrogés déclarent ressentir une charge mentale élevée dans leur vie personnelle (62%), un sentiment particulièrement marqué chez les aidants (73%). Cette perception diffère de manière significative selon le genre : 67% des femmes évoquent une charge mentale personnelle élevée, contre 57 % des hommes. La charge mentale personnelle apparaît d’autant plus prégnante chez les femmes lorsque la charge familiale repose principalement sur elles (85% contre 67% des hommes dans la même situation), lorsqu’elles vivent dans un foyer avec des enfants de moins de 14 ans (82% contre 65%) ou encore lorsqu’elles ont déjà pris un congé parental (73% contre 66%).
Il convient toutefois de noter qu’en 2024, 71% des femmes déclaraient avoir une charge mentale personnelle élevée, soit une baisse de 4 points cette année.
Malgré des évolutions positives depuis l’an passé, la répartition des responsabilités domestiques et familiales est inégale et repose majoritairement sur les femmes, et plus particulièrement les mères.
Ainsi les femmes, et plus particulièrement celles ayant des enfants à charge, déclarent avoir une charge mentale plus élevée que les hommes pour :
- le suivi de l’éducation des enfants (81% contre 66%, +4pts vs 2024)
- la gestion des finances du foyer : payer les factures, planifier dépenses et économies (70% contre 63%, +4 pts vs 2024)
- la gestion du calendrier familial : programmer les rendez-vous médicaux, les activités périscolaires et les vacances (69% contre 54%, -4 pts vs 2024)
- l’organisation des tâches ménagères : courses, ménage, lessive… (67% contre 51%, -3pts vs 2024)
- le maintien des relations sociales : souhaiter les anniversaires, garder le contact avec la famille et les amis (60% contre 52%, +3 pts vs 2024)
- la santé et le bien-être du foyer : s’assurer que tout le monde mange équilibré, s’occuper des malades (70% contre 63%).
Une charge mentale élevée, aux effets tangibles sur la santé, les relations, et les projets des actifs.
Interrogés sur l’impact de leur charge mentale sur leur vie personnelle, 81% des actifs déclarent constater une dégradation de leur santé physique et/ou mentale ainsi que des difficultés à se déconnecter (dont 66% citent cela en premier). Près d’un actif sur 2 évoque également une dégradation des relations personnelles et/ou familiales ou un renoncement à des projets personnels (45%, dont 20% le citent en premier).
Quant à la charge mentale professionnelle, elle se traduit d’abord par une dégradation de la santé physique et/ou mentale au travail pour 67% des actifs (dont 46% la citent en premier), incluant notamment une augmentation de la fatigue chronique (35%) et du stress (28%).
Alléger la charge mentale, personnelle ou professionnelle : une attente forte d’un soutien de la part de l’employeur et une diversité de solutions évoquées
Interrogés sur les actions que les employeurs peuvent mettre en place pour soulager la charge mentale, les salariés citent d’abord des temps et des espaces dédiés au bien-être (43%), puis une meilleure organisation du travail et des équipes (37%), une réduction de la charge de travail (35%), un accompagnement social et psychologique (30%), des politiques de soutien à l’équilibre pro perso (28%) et enfin des échanges avec le manager (19%), et une réduction du niveau d’exigence attendu sur le travail réalisé (18%).