La vague de juin 2026 du baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio s’inscrit dans une dynamique nettement haussière : seules 11 personnalités sont stables ou en recul d’un mois sur l’autre. Dans ce contexte favorable, Michel-Édouard Leclerc (53%, +2) conserve la première place pour le cinquième mois consécutif depuis son entrée dans le baromètre. Il devance Jean-Louis Borloo (49%, =), qui retrouve la deuxième position, et Dominique de Villepin (48%, -2), troisième. Fait notable, le trio de tête est désormais occupé par trois personnalités qui n’exercent pas, ou plus, de mandat d’élu.
Dans le Top 5 du baromètre, Édouard Philippe (47%, -2, 4e) connaît une baisse. Pour la première fois depuis janvier, le maire du Havre sort du trio de tête. Son recul est d’autant plus notable qu’il perd du terrain auprès de deux publics clés : les seniors et les sympathisants Renaissance. Dans le même temps, son rival au sein du bloc central, Gabriel Attal (45%, +2, 7e), gagne encore deux places après avoir déjà fortement progressé le mois précédent. L’écart se resserre donc entre les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron.
En pleine séquence ouverte par l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin (42%, -3, 11e) apparaît comme le principal membre de l’exécutif fragilisé. Son recul ne constitue pas un effondrement, mais il est politiquement significatif : le garde des Sceaux perd quatre rangs dans un contexte où les critiques sur le fonctionnement de la justice et la réponse pénale occupent une place centrale dans le débat public. À l’inverse, Sébastien Lecornu (46 %, +1, 6e) se maintient à un niveau élevé, tandis qu’Emmanuel Macron (33%, +1, 43e) progresse très légèrement et que Laurent Nuñez (33%, +5, 44e) bénéficie d’une hausse plus marquée.
Toutefois, cette vague est surtout favorable à plusieurs figures de la droite, en particulier celles associées à une ligne régalienne. Bruno Retailleau (43%, +7) réalise l’une des plus fortes progressions du mois et se hisse à la 9e place, gagnant quinze rangs par rapport à mai. D’autres personnalités de droite progressent également, comme Laurent Wauquiez (40%, +4, 18e), Nicolas Sarkozy (40%, +3, 19e), Rachida Dati (36%, +5, 31e), François-Xavier Bellamy (35%, +6, 33e) ou David Lisnard (35%, +7, 34e).
À l’inverse, les principaux cadres du Rassemblement National marquent le pas. Jordan Bardella (43%, -2) recule à la 10e place, tandis que Marine Le Pen (37%, -4, 27e) enregistre l’une des baisses les plus nettes de cette vague. Le recul du duo central du RN contraste avec la progression plus modérée de Marion Maréchal (42%, +1, 12e) et de Sarah Knafo (36%, +3, 32e).
À gauche, la vague de juin met en évidence une dynamique plus éclatée qu’unifiée. Les anciennes figures socialistes restent très bien placées : Ségolène Royal (47%, +5, 5e), devant François Hollande (44%, =, 8e). Dans le même temps, plusieurs profils plus directement inscrits dans la recomposition actuelle progressent nettement, à l’image d’Emmanuel Grégoire (39%, +9, 24e) et de Raphaël Glucksmann (39%, +7, 25e).
Jean-Luc Mélenchon (34%, +4, 37e) connaît lui aussi une progression, mais reste dans une position très polarisante, avec un niveau de mauvaises opinions particulièrement élevé.