IFOP-Endrix pour L’Opinion a mesuré la popularité du Président de la République et du Premier ministre au mois de mai.
Tout d’abord, nous constatons une baisse de la cote de popularité du Président : 20% des Français déclarent être satisfaits d’Emmanuel Macron (-2 points par rapport à avril). Cette baisse s’inscrit dans un climat d’opinion marqué par des préoccupations fortes autour du pouvoir d’achat, notamment la hausse des prix du carburant, premier sujet de conversation des Français cette semaine.
Le niveau de satisfaction le plus élevé se concentre toujours au sein de sa base électorale : 80% des sympathisants Renaissance se disent satisfaits, tout comme 53% des électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle de 2022. Les progressions les plus marquées s’observent en Île-de-France (+8 points) et dans l’agglomération parisienne (+9 points).
Parallèlement, le mécontentement progresse : 80% des Français se déclarent mécontents d’Emmanuel Macron (+2 points). Cette insatisfaction est particulièrement élevée chez les sympathisants du Rassemblement national (97%), ainsi que chez les électeurs de Marine Le Pen (95%) et d’Éric Zemmour (97%).
Ensuite, la cote de popularité du Premier ministre est également en recul : 30% des Français déclarent être satisfaits de Sébastien Lecornu (-2 points par rapport à avril), tandis que 70% se disent mécontents (+2 points).
Le niveau de satisfaction reste le plus élevé au sein de la base présidentielle : 83% des sympathisants Renaissance et 67% des électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de 2022 se déclarent satisfaits. Les sympathisants Les Républicains demeurent également parmi les plus satisfaits (50%) malgré un recul de 6 points.
À l’inverse, le mécontentement reste très marqué chez les sympathisants du Rassemblement national (86%) et les électeurs de Marine Le Pen (87%). Il progresse aussi fortement chez les 25-34 ans (+11 points) et les chômeurs (+11 points).
Enfin, les principaux sujets de conversation des Français cette semaine portent sur la hausse des prix du carburant (75%), la crise de l’hantavirus (53%), les accusations contre Patrick Bruel de violences sexuelles (53%), ainsi que les négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran (41%).