Vacances : histoire et géographie d’un droit inachevé

Ensemble avec

29.07.26

  • Groupe Ifop
  • Sociovision
  • Affaires publiques
  • FR

2 min de lecture

Première destination touristique mondiale, la France accueille 102 millions de visiteurs internationaux et tire du tourisme 3,8 % de son PIB. Pourtant, le taux de départ en vacances plafonne autour de 60 % depuis les années 1980, laissant chaque année une part importante de la population à l’écart.

L’étude analyse ce décalage sous les angles historique, géographique et institutionnel. Après avoir constitué une conquête sociale majeure à partir de 1936, l’accès aux vacances s’efface progressivement de l’agenda public lorsque le tourisme devient, dans les années 1980, une industrie stratégique tournée vers les clientèles internationales. La concentration des hébergements marchands, le poids des résidences secondaires, la montée en gamme de l’offre et le manque de coordination des aides réduisent encore les possibilités de départ des ménages modestes. À cela s’ajoutent les effets du changement climatique sur le tourisme social de moyenne montagne et la place croissante des loisirs numériques comme forme d’évasion de substitution.

L’étude propose quatre orientations : améliorer la connaissance statistique, simplifier l’accès aux aides, soutenir l’investissement dans le tourisme social et solidaire et créer un fonds national d’aide au départ inspiré des modèles espagnol et portugais. Dix professionnels du tourisme complètent l’analyse par des propositions issues du terrain.

Les auteurs, Jean Pinard, spécialiste des politiques touristiques, de la mobilité et du tourisme social, et Rémy Oudghiri, sociologue et directeur général de Sociovision, croisent leurs expertises du tourisme, des modes de vie et de la prospective.

Retrouvez l’étude complète sur le site de l’Institut Terram :

Vacances : histoire et géographie d’un droit inachevé – Institut Terram