La vague de février 2026 du tableau de bord des personnalités Ifop–Fiducial pour Paris Match et Sud Radio s’inscrit, pour la cinquième fois consécutive, dans un climat de défiance : aucune personnalité ne dépasse 50% de bonnes opinions.
Cette vague du baromètre se distingue toutefois par l’arrivée en tête de Michel-Édouard Leclerc, testé pour la première fois. Avec 49% de bonnes opinions, il devient le premier chef d’entreprise à s’imposer à la première place et la troisième personnalité, depuis février 2025, à entrer directement en tête du classement. Dans la mesure où ce baromètre mesure la cote d’opinion, et non les intentions de vote, il met en évidence une cote d’opinion relativement transversale selon les familles politiques : 61% de bonnes opinions chez les sympathisants du PS, 64% chez Renaissance, 67% chez LR et 56% chez le RN.
Derrière cette entrée, le trio qui suit reste très solidement installé : Dominique de Villepin (48%, +2) et Édouard Philippe progressent (47%, +3) et Jean-Louis Borloo reste dans le haut dans le haut du classement malgré un léger recul (46%, −1). Dans le bloc central, les profils à « vocation présidentielle » restent structurellement solides. Outre Edouard Philippe, Gabriel Attal gagne du terrain à 44% (+3 pts) et s’installe dans le top 5.
Côté gauche, François Hollande s’affirme comme première figure du camp avec 42% de bonnes opinions (+2 pts), devant Bernard Cazeneuve (41%, +1 pt) et Ségolène Royal (41%, +2 pts). À l’inverse, les personnalités qui se sont récemment portées candidates à la présidentielle enregistrent un net repli : François Ruffin décroche à 36% (−5 pts), et Marine Tondelier recule à 25% (−4 pts), en bas de tableau.
Du côté de l’exécutif, Emmanuel Macron progresse à 27% (+3 points), tandis que Laurent Nuñez enregistre également une hausse, à 31% (+4). Dans le même temps, Sébastien Lecornu recule à 43% (−3), mais se maintient dans le top 10.
Enfin, cette vague est marquée par une baisse simultanée des trois principales figures de la droite radicale : Jordan Bardella qui sort du Top10 (40%, −5 pts), Marine Le Pen (38%, −2 pts) et Marion Maréchal (37%, −4 pts). Pour autant, cette baisse générale ne se traduit pas par un effondrement de leur base : leurs niveaux de bonnes opinions restent très élevés parmi les sympathisants du Rassemblement National ( Jordan Bardella 90%, Marine Le Pen à 89%, Marion Maréchal à 81%).