L’opinion des pays du G7 sur les partenariats internationaux

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23.04.26

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Dans un environnement international caractérisé par l’intensification des crises, la recomposition des équilibres géopolitiques et la fragilisation des cadres de coopération, l’édition 2026 du Baromètre de la coopération internationale, réalisé depuis 2006 pour l’Agence française de développement, apporte un éclairage sur les perceptions et les attentes des opinions publiques des pays du G7. Elle permet d’apprécier la hiérarchie qu’elles établissent entre les priorités internationales, leur compréhension des interdépendances à l’échelle mondiale, ainsi que leur adhésion aux principes, aux finalités et aux instruments de la coopération internationale.

 

LE RAPPORT A L’ACTUALITE INTERNATIONALE ET LA HIERARCHIE DES PRIORITES

  1. Au sein du G7, l’intérêt pour l’actualité internationale est fort dans tous les pays : 73% des habitants déclarent un fort intérêt, l’Italie se distinguant nettement par sa grande sensibilité à ce sujet (85%).
  2. Avec 60% de citations, les questions d’économie dominent les priorités des habitants des pays G7, tandis que les enjeux régaliens occupent eux aussi une place centrale, entre les conflits armés et leurs conséquences (58%), la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme (57%) et les enjeux de sécurité (56%).
  3. Moins urgents que les impératifs de souveraineté ou de sécurité, les enjeux humanitaires n’en restent pas moins significatifs : la pauvreté et les inégalités dans le monde sont jugées “tout à fait prioritaires” par 46% des répondants, juste devant les épidémies, les catastrophes naturelles et les migrations (44%).

LA SENSIBILITE AU DEVELOPPEMENT ET LA PERCEPTION DE L’INTERDEPENDANCE

  1. Majoritaire à l’échelle du G7, la sensibilité aux difficultés des pays moins développés rassemble 65% des habitants, même si le Japon se distingue par une solidarité déclarée bien plus faible (46%).
  2. Fortement perçue dans l’ensemble du G7, l’interdépendance avec les pays en développement conduit 64% des habitants à estimer que ce qui s’y passera pourra avoir un impact important sur leur vie, le Japon se singularisant ici par une perception nettement plus forte (74%).

LES REPRESENTATIONS DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

  1. Plus qu’une obligation morale, la coopération apparaît d’abord comme un investissement stratégique : 78% des habitants du G7 y voient un investissement de long terme dans l’intérêt des citoyens de leur pays, contre 73% qui l’associent d’abord à une obligation morale.
  2. Imparfaite, la connaissance de l’aide publique au développement ne permet qu’à un répondant sur deux (50%) de l’identifier correctement comme un financement sous forme de prêt ou de don accordé à des pays en développement.
  3. Structurel, le déficit d’information sur la politique de coopération ne laisse que 47% des habitants du G7 se disant bien informés, la France figurant parmi les pays les moins au fait du sujet (28%).

LE SOUTIEN A LA COOPERATION ET LES ARBITRAGES BUDGETAIRES

  1. Majoritaire dans le G7, le soutien de principe au financement des pays en développement atteint 75%, l’Italie se hissant largement en tête (84%) tandis que la France arrive en queue de peloton (66%).
  2. Net à l’échelle du G7, le tropisme en faveur du maintien du budget de l’aide publique au développement s’exprime chez 54% des habitants, contre 33% qui souhaitent le réduire et 13% qui veulent l’augmenter.
  3. En France aussi, le maintien de l’aide l’emporte, mais sur un mode plus défensif : 50% des Français souhaitent stabiliser son niveau, tandis que 38% demandent une réduction et 10% seulement une augmentation.

L’EFFICACITE PERÇUE ET LES FINALITES ASSIGNEES A LA COOPERATION

  1. Mesurée dans l’ensemble du G7, la confiance dans l’efficacité de la coopération convainc 60% des habitants, alors que la France se distingue par un scepticisme nettement plus marqué, avec seulement 37% des Français qui jugent l’aide efficace.
  2. Première finalité assignée à la coopération, la stabilisation géopolitique arrive en tête dans le G7 avec 35% des citations, devant le renforcement du rôle international du pays (21%) et la lutte contre les inégalités (15%).
  3. Même logique dans l’Hexagone, où la finalité géopolitique et pacificatrice domine : 33% des Français font de la stabilité et de la paix l’objectif prioritaire de la coopération, devant la lutte contre le dérèglement climatique (22%) et le renforcement du rôle international de la France (16%).

 

Retrouvez les résultats sur le site de l’AFD – Agence Française de Développement :

L’opinion des pays du G7 sur les partenariats internationaux | AFD – Agence Française de Développement