Les enseignements clés de l’étude
1. Le tri des déchets est désormais une norme largement intégrée, mais sa facilité reste fortement conditionnée par le cadre de vie, les habitants de maisons et les zones peu denses disposant de conditions matérielles beaucoup plus favorables que les urbains en appartement.
2. Les doutes sur le tri persistent malgré leur recul, et se concentrent de plus en plus sur les vêtements usés, révélant les effets de la fast fashion et les limites actuelles des dispositifs de collecte textile, en particulier chez les jeunes.
3. Le tri des biodéchets peine encore à s’ancrer pleinement, notamment en milieu urbain, en raison d’un déficit d’information et de solutions visibles, même si la pratique est majoritairement perçue comme bénéfique pour l’environnement et facilement intégrable à la vie quotidienne.
4. La motivation écologique du tri s’érode légèrement, traduisant une forme de désenchantement face à l’efficacité perçue des gestes individuels dans un contexte dominé par des préoccupations économiques et géopolitiques plus pressantes.
5. Les Français plébiscitent l’accompagnement plutôt que la contrainte, rejetant les instruments économiques comme la redevance incitative ou la TGAP, tout en exprimant une attente de pédagogie, de transparence et d’information de la part des communes.