Les Français et la torture – Édition 2025

Ensemble avec

05.02.26

  • Ifop Opinion
  • Affaires publiques
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Les Français et la torture

Les enseignements clés de l’étude

1. Un consensus fort existe sur la définition des formes les plus graves de torture, mais certaines pratiques coercitives intermédiaires, comme l’isolement prolongé, restent partiellement banalisées.

2. Elle demeure largement condamnée sur le plan des principes, mais son rejet absolu recule progressivement au profit d’une acceptabilité conditionnelle dans des situations présentées comme exceptionnelles, notamment en contexte de lutte contre le terrorisme.

3. La tolérance à la torture repose en partie sur une croyance persistante en son efficacité pour obtenir des aveux / des informations ou prévenir le terrorisme.

4. La torture est majoritairement perçue comme une pratique extérieure à l’État et à la France, attribuée à des acteurs illégitimes ou à des régimes autoritaires, ce qui contribue à sa mise à distance.

5. Elle constitue une cause faiblement mobilisatrice dans l’opinion publique, notamment parce qu’une majorité de Français se sent personnellement protégée contre ce risque.