A un an du scrutin, le RN s’imposerait comme grand favori. Jordan Bardella (35-37 %) devancerait désormais nettement Marine Le Pen (32 %), comme si les électeurs anticipaient son sort judiciaire du 7 juillet. Pour Frédéric Dabi « Il y a un tournant majeur. Il y a dissociation entre le vote Bardella et le vote Marine Le Pen ».
Le bloc de droite radicale atteindrait une grosse quarantaine de points au 1er tour — du jamais-vu sous la Ve République. Pour Frédéric Dabi, « Au-delà du contexte politico-judiciaire particulier, il y a un véritable « effet Lyhanna » qui s’est enraciné chez les électeurs et permet au RN d’atteindre des niveaux historiques ».
Concernant le bloc central, Édouard Philippe (19-21 %) garderait l’avantage sur Gabriel Attal (15 %), voire le dépasserait en cas en duel (14 % vs 8 %). Pour Frédéric Dabi, Edouard Philippe doit son avance à sa « capacité à s’ancrer davantage dans des électorats plus favorables au macronisme et de droite ».
À droite, Bruno Retailleau s’installerait entre 9 et 11 %, et grimperait à 14 % face à Marine Le Pen et Gabriel Attal, sa candidature pouvant apparaître comme un réceptacle.
À gauche, les divisions règnent. Jean-Luc Mélenchon (12-15 %) garderait le leadership, porté par une base fidèle et une entrée en campagne réussie. Derrière, le rapport de force resterait éclaté entre Raphael Glucksmann (8-11 %) et François Hollande (9 %). Suivent Marine Tondelier (2,5-4 %) et Fabien Roussel (2,5-3 %).