Le climat politique à Marseille

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08.12.25

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Les résultats de l’enquête municipale à Marseille, réalisée par Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio, confirment une élection « à trois blocs » sans favori naturel, sur fond de montée en puissance du RN et de recul du vieux clivage gauche–droite. La liste d’union de la gauche conduite par Benoît Payan arriverait en tête à 30 %, mais elle serait talonnée par la liste du Rassemblement national conduite par Franck Allisio (27%) et par la liste d’union de la droite et du centre de Martine Vassal (26%), tandis que la liste de La France insoumise, à 15%, apparaît comme un pôle puissant chez les moins de 35 ans. La tripartition est nette : une gauche municipale qui tient, un RN très haut, particulièrement ancré dans les électorats populaires et les plus de 50 ans, et une droite classique qui conserve un socle solide, notamment chez les seniors et les électeurs d’Emmanuel Macron, mais voit une partie de ses anciens soutiens tentés par le RN.

Dans ce contexte, le scrutin reste ouvert, même si le vote apparaît déjà assez stabilisé : 67% des électeurs se déclarent sûrs de leur choix, proportion encore plus élevée parmi les soutiens du RN (79%) et de LFI (75%). Les déterminants du vote s’organisent avant tout autour des enjeux d’ordre public et de conditions de vie : la lutte contre le trafic de drogue et le narcotrafic (55%) et la sécurité des personnes et des biens (55%) sont les thèmes les plus souvent jugés « déterminants », devant la propreté et l’entretien de la ville (46%) et l’offre de soins et les services de santé (43%). Surplombant l’ensemble, la très forte impopularité d’Emmanuel Macron à Marseille (17% de satisfaits, 80% de mécontents, niveau proche de celui observé au plan national) alimente un climat de défiance qui favorise les forces d’opposition, qu’elles relèvent de la gauche radicale ou de l’extrême droite.