À un an et demi de l’élection présidentielle de 2027, la troisième vague du baromètre Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro confirme un paysage encore ouvert pour chaque personnalité à la fois sur le souhait de candidature et l sur e pronostic de présence au premier tour.
Sur le souhait de candidature, aucune personnalité ne franchit la barre des 50 %. Jordan Bardella arrive en tête : 44 % des Français souhaitent sa candidature (+1 point depuis mai 2025), devant Marine Le Pen à 40 % (-2 points). Édouard Philippe complète ce trio avec 37 % de souhaits (-4 points), devant Gabriel Attal (29 %, -5 points) et Gérald Darmanin (26 %, -2 points).
Dans le camp de la droite radicale, le tandem Bardella–Le Pen reste central, mais d’autres profils restent présents. Marion Maréchal obtient 26 % de souhaits de candidature (-1 point), soit un niveau comparable à celui de Raphaël Glucksmann (26 %, -2 points). Éric Zemmour progresse à 19 % de souhaits (+4 points) et Sarah Knafo atteint 18 % (+5 points). On observe donc un élargissement de l’offre potentielle dans ce camp, mais sans qu’aucune personnalité autre que Bardella ou Le Pen ne s’impose clairement au niveau de l’appétence. Comme le résume Frédéric Dabi au sujet de la droite radicale, « on n’est pas dans la figure du candidat de substitution : pour les Français, le candidat sera Bardella ».
Pour le « bloc central », Édouard Philippe reste la figure la plus citée. Sa candidature est souhaitée par 37 % des Français (-4 points), et 59 % pensent qu’il sera candidat (-4 points). Gabriel Attal recueille 29 % de souhaits (-5 points), et son pronostic de candidature demeure élevé à 52 % (+1 point). Gérald Darmanin se situe à 26 % de souhaits (-2 points) et 40 % de pronostic (-3 points).
À droite, les personnalités des Républicains restent en retrait sur la dimension du souhait. Bruno Retailleau demeure le mieux placé avec 25% de souhaits de candidature, mais en forte baisse (-10 points) ; son pronostic atteint 43 % (-3 points). Xavier Bertrand obtient 23% de souhaits (+1 point) et 34 % de pronostic (stable). Laurent Wauquiez se situe à 17% de souhaits (-4 points) et 37 % de pronostic (-4 points), tandis que Valérie Pécresse réunit 12 % de souhaits (-3 points) et 20% de pronostic (-4 points). L’offre LR reste donc fragmentée, avec des niveaux de désir de candidature plus faibles que dans les autres blocs.
À gauche, la hiérarchie est plus diffuse. Raphaël Glucksmann demeure la personnalité la plus souhaitée avec 26% (-2 points), et son pronostic progresse nettement à 46% (+6 points). Fabien Roussel recueille 21% de souhaits (-4 points) et 39% de pronostic (-3 points), François Ruffin 20 % de souhaits (-5 points) et 27% de pronostic (-5 points). Jean-Luc Mélenchon reste la figure la plus présente dans les pronostics (60%, +7 points) alors que son souhait de candidature demeure limité (18%, +2 points) mais en progression. D’autres personnalités (Olivier Faure à 17% de souhaits, Marine Tondelier à 16%, Yannick Jadot à 18%) se situent sur des niveaux intermédiaires, avec des pronostics en hausse mais sans effet structurant sur l’ensemble de l’espace de gauche.
Enfin, plusieurs figures plus périphériques bénéficient d’un niveau non négligeable de souhait ou de pronostic, sans pour autant structurer le paysage : Sébastien Lecornu (22% de souhaits, pronostic 23%), Michel Barnier (16% de souhaits, 18% de pronostic), ou encore François Hollande (18% de souhaits, 22 % de pronostic).