Selon les cumuls d’enquêtes de l’Ifop, 38 % des électeurs lepénistes de 2002 ont voté Sarkozy contre 53 % pour Le Pen. Il s’agit ici d’un des enseignements majeurs de cette élection. Alors que le FN était durablement enraciné depuis plus de 20 ans, qu’il a su surmonté la scission avec le MNR en se qualifiant pour le second tour en 2002 et que son électorat était resté depuis lors fortement mobilisé (en témoignent les régionales de 2004 et le référendum où le FN a constitué une part importante des bataillons du «non») comment expliquer cet effondrement subit et violent?
Histoire d’une OPA réussie : la captation de l’électorat frontiste par Nicolas Sarkozy
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