L’ifop, en partenariat avec Cision a réalisé un quizz anti-fake news, visant à évaluer la capacité des Français à repérer et comprendre les mécanismes de la désinformation.
Le premier enseignement est assez net : collectivement, les Français ne brillent pas vraiment. La note moyenne s’établit à 5,4 sur 20. 45% des Français obtiennent entre 0 et 4 sur 20, 44% entre 5 et 9, et au total seuls 11% atteignent la moyenne ou la dépassent, dont 1% seulement entre 15 et 20.
Cela ne veut pas dire que tous les publics se valent pour autant, certains s’en sortent légèrement mieux que d’autres : les meilleurs scores se trouvent clairement chez les plus jeunes et les plus diplômés. Les moins de 35 ans obtiennent une moyenne de 6,0 sur 20, et les 18-24 ans montent même à 6,7, contre 4,8 chez les 65 ans et plus. Même logique sur le plan scolaire : 7,6 sur 20 chez les diplômés de 2e ou 3e cycle, contre 4,4 chez les personnes sans diplôme. On retrouve le même clivage sur les questions de fond : 80% des plus diplômés savent définir un biais cognitif, et 57% identifient correctement le biais de confirmation, ce qui confirme que la maîtrise des notions critiques progresse fortement avec le capital scolaire.
Il est intéressant de noter que les Français sont surtout inégaux selon la difficulté des sujets. Par exemple, 72% comprennent que les algorithmes des réseaux sociaux privilégient les contenus qui génèrent des réactions, et 60% savent définir correctement ce qu’est un biais cognitif. En revanche, dès qu’on entre dans des notions un peu plus fines, ça se complique : seuls 5% sauraient identifier des articles générés par l’IA, et à peine 3% sauraient reconnaître un visage généré par l’IA.