Observatoire Leroy Merlin : le confort d’été, nouveau défi de l’habitat durable

Ensemble avec

15.07.26

  • Ifop Marketing
  • Energie et services

2 min de lecture

Pour le lancement de son Observatoire, Leroy Merlin a confié à l’Ifop une grande enquête consacrée au confort d’été, réalisée auprès de 6 042 Français représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus, dont le terrain a été mené après la 1ère vague de canicule de mai (du 3 au 17 juin 2026). L’objectif : comprendre comment les fortes chaleurs transforment le rapport au logement, impactent le quotidien des habitants et révèlent de nouvelles vulnérabilités face au changement climatique.

Les résultats montrent que le logement, longtemps perçu comme un refuge, ne protège plus toujours efficacement de la chaleur. Près de 19 millions de Français déclarent avoir déjà dû quitter temporairement leur logement à cause des fortes chaleurs, tandis que 30% estiment que leur habitation peut devenir inhabitable lors des épisodes caniculaires.

Autre enseignement majeur : les jeunes adultes apparaissent comme les grands oubliés du confort d’été. Alors que la vulnérabilité face à la chaleur est spontanément associée aux personnes âgées, aux personnes en mauvaise santé ou aux jeunes enfants, les 18-24 ans sont parmi les publics les plus touchés dans leur quotidien. 92% déclarent rencontrer au moins une difficulté dans leur logement lors des fortes chaleurs, 60% ont déjà dû le quitter temporairement et 66% envisagent même de déménager à cause de la chaleur.

L’étude met aussi en évidence que le confort d’été ne dépend pas seulement de la région où l’on vit, mais très fortement des caractéristiques du logement : isolation, surface, étage, statut d’occupation, présence de protections solaires. Les logements mal isolés apparaissent particulièrement fragiles : 61% de leurs habitants les jugent inconfortables lors des fortes chaleurs, contre 27% en moyenne.

Autre enseignement fort : la chaleur affecte directement le sommeil, la récupération et la santé. Près d’un Français sur deux déclare qu’il fait trop chaud la nuit dans son logement, et la chambre devient la pièce la plus difficile à vivre en période de fortes chaleurs. Les jeunes, les locataires, les habitants d’appartements, de petits logements ou de logements mal isolés apparaissent comme les publics les plus exposés.

Face à cette situation, les Français s’adaptent déjà : 90% déclarent avoir modifié au moins une habitude dans leur logement, notamment en fermant les volets en journée ou en aérant la nuit. Mais le passage à des adaptations plus durables reste inégalement accessible, freiné par le coût, le statut de locataire ou le manque de repères sur les solutions à privilégier.

Au-delà d’un enjeu de confort, cette étude montre que l’habitat durable de demain ne devra pas seulement consommer moins : il devra aussi mieux protéger ses habitants, toute l’année