Les Français et les idées libérales

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13.04.26

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L’Ifop pour Les Actifs Anonymes dévoile les résultats de l’enquête sur l’opinion des Français sur les idées libérales.

Tout d’abord, la parole politique sur les finances apparaît largement disqualifiée. Seuls 19% des Français estiment que les responsables politiques disent la vérité sur l’état des finances publiques, contre 81% qui pensent le contraire. Cette défiance est encore plus forte parmi les proches du Rassemblement national (88%).

Les Français soutiennent massivement des règles budgétaires plus strictes. Trois quarts se disent favorables à l’inscription dans la Constitution d’une règle interdisant les budgets en déficit, sauf circonstances exceptionnelles. Cette adhésion est particulièrement forte chez les sympathisants des Républicains (87%) et du RN (85%).

Cette demande de sérieux budgétaire est à mettre en perspective avec l’inquiétude très largement partagée sur la dette publique : 81% des Français se disent inquiets du niveau de la dette.

Quand on entre dans le détail des arbitrages politiques à mener, les réponses deviennent plus nuancées. Une majorité de Français juge possible de réduire le déficit sans diminuer les salaires des fonctionnaires (58%), et une majorité légèrement plus courte pense aussi qu’on peut le faire sans toucher aux dépenses de santé (56%). En revanche, sur les pensions de retraite, l’opinion se coupe en deux parts égales : 50% pensent que c’est possible, 50% que ce ne l’est pas.

L’idée d’un rééquilibrage en faveur des actifs est, elle, bien installée. 62% des Français considèrent que le niveau de vie moyen des actifs devrait être supérieur à celui des retraités. Cette conviction est particulièrement forte chez les actifs (68%), les plus diplômés (73%) et les sympathisants de la majorité présidentielle (71%).

Par ailleurs, l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général recueille 76% d’avis favorables, avec des niveaux particulièrement élevés chez les sympathisants de Renaissance (91%) et des Républicains (84%). De la même façon, l’idée d’un plafond maximal pour les pensions de retraite des salariés et agents du secteur public est approuvée par 66% des Français.

Sur le travail, enfin, le diagnostic est clair : une majorité de Français (57%) juge que les prélèvements obligatoires sur les revenus du travail sont trop élevés, avec des niveaux particulièrement importants chez les proches du RN (70%). Mais surtout, un consensus écrasant se dégage sur un autre point : 91% des Français considèrent qu’en France, le travail ne paie pas assez. Cette idée traverse presque toutes les catégories sociales et politiques.

Seuls 19% des Français font confiance aux partis et aux candidats de 2027 pour améliorer leur pouvoir d’achat. Dans le même temps, 68% se disent prêts à voter pour un candidat proposant une « thérapie de choc » fondée sur le déficit zéro, la baisse des dépenses publiques et des impôts.