Les résultats de l’étude Ifop pour Midi Libre sur le climat électoral à Nîmes (6–13 février 2026) dessinent un paysage municipal structuré autour de plusieurs pôles, sans domination écrasante, mais avec des rapports de force déjà bien lisibles. Au premier tour, la liste d’union de la gauche conduite par Vincent Bouget arriverait en tête à 30%, devant la liste de la majorité municipale conduite par Franck Proust (24%) et la liste RN–UDR de Julien Sanchez (21%). Derrière, la liste divers droite de Julien Plantier (soutenue par Renaissance et le MoDem) atteindrait 14%, tandis que la liste LFI de Pascal Duprëtz se situerait à 9%, et la liste citoyenne conduite par Jean-Marc Philibert à 2%.
La lecture “par blocs” est nette : une gauche rassemblée qui plafonnerait haut, un bloc municipal sortant solide mais pas hégémonique, et un RN déjà très installé. Les clivages sociologiques ressortent fortement : la liste d’Union de la gauche dominerait davantage chez les femmes (38% contre 22% chez les hommes), tandis que le RN de Sanchez serait plus haut chez les hommes (27% contre 15% chez les femmes) et progresserait très nettement dans les catégories populaires (jusqu’à 32% chez les ouvriers). La liste de la majorité municipale serait plus performante chez les 50–64 ans (32%) et resterait robuste chez les 65 ans et plus (28%), quand la liste de Julien Plantier se distinguerait surtout auprès des électeurs d’Emmanuel Macron en 2022 (34%). Enfin, le vote pour la liste LFI se montre très générationnel : il grimperait à 21% chez les moins de 35 ans (jusqu’à 30% chez les 18–24), mais s’effondrerait auprès des tranches plus âgées (6% chez les 35 ans et plus).
Dans ce contexte, le vote semble déjà relativement stabilisé : 74% des électeurs se disent sûrs de leur choix au premier tour. Cette stabilité n’est cependant pas uniforme : elle atteint 90% chez les soutiens du RN, 78% autour de la liste conduite par Vincent Bouget, et seulement 60% chez Julien Plantier, où les choix paraissent encore plus susceptibles d’évoluer.
Au second tour, l’étude confirmerait que l’avantage structurel revient aujourd’hui à l’union de la gauche : la liste d’Union de la gauche serait en tête à 37%, devant la liste de la majorité municipale (23%) et celle du Rassemblement national (25%), tandis que la liste conduite par Julien Plantier retomberait à 15%.