L’analogique est en train de disparaître. L’adoption du phygital est essentielle.

02.03.26

  • Ifop Marketing
  • Beauté et bien être
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Les derniers titres des journaux disent tous la même chose, avec des accents différents : se déconnecter est devenu une aspiration, « être hors ligne est le nouveau luxe » et l’analogique fait son grand retour, non pas comme un cosplay, mais comme une stratégie d’adaptation à la surcharge numérique. Vogue va même jusqu’à présenter la déconnexion comme « la monnaie la plus précieuse du luxe ». Business Insider décrit l’essor des formats sociaux sans téléphone et privilégiant la vie réelle avec pour conclusion « être hors ligne est le nouveau luxe ». Le New York Times souligne la nostalgie de la génération Z pour l’ère pré-connectée. Et les reportages de CNN établissent un lien direct entre l’essor de l’artisanat et des « modes de vie analogiques » et la saturation de l’IA et la fatigue des écrans.

Nos propres données aboutissent à la même conclusion : la vie analogique n’est pas une niche. Au quatrième trimestre 2025, 80 % des femmes américaines (âgées de 16 à 75 ans) déclarent pratiquer au moins une activité analogique, qu’il s’agisse de soupers, de jardinage, de clubs de lecture, de céramique ou de soirées jeux, la génération Z participant davantage à la plupart des activités.

Voici le point essentiel pour les secteurs de la beauté et du luxe : l’analogique ne remplace pas le numérique, il change la finalité du numérique. Le numérique reste le point d’entrée pour atteindre les consommateurs avec votre marque et l’histoire de vos produits (découverte, inspiration, commerce). Mais la valeur de votre marque et du récit de vos produits résidera toujours dans les moments finis, protégés et hors ligne : le dîner, la promenade entre filles, la soirée mah-jong, la routine tranquille.

C’est la nouvelle réalité phygitale : en ligne pour la portée, hors ligne pour le sens.

Questions que vos équipes devraient se poser dès maintenant :

Sommes-nous toujours en train d’optimiser « ce qui fonctionne à l’écran » ou « ce qui s’intègre dans les rituels réels » (odeur, texture, temps, geste) ?

Quelle est la place de notre marque dans la vie hors ligne, et où nous sentirions-nous comme une interruption ?

Qu’advient-il du luxe lorsque le fait de ne pas publier devient une preuve de flexibilité ?

Nos indicateurs sont-ils conçus pour mesurer l’attachement hors ligne ou uniquement l’attention en ligne ?

Dans un environnement saturé par l’IA, quels sont les éléments qui rendent un produit indéniablement réel et digne d’être acheté ?