Générations Z & Alpha : vers une redéfinition du rapport à la beauté à l’ère digitale

29.04.26

  • Ifop Marketing
  • Beauté et bien être
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Loin d’être un simple canal d’influence, le digital s’impose aujourd’hui comme un cadre structurant du rapport à soi.

Chez les générations Z et Alpha, l’image personnelle se construit dans un environnement marqué par la surabondance de contenus visuels, la circulation rapide des tendances et l’omniprésence des réseaux sociaux. Dans ce contexte, plus d’un jeune sur deux déclare se sentir moins bien dans son corps en lien avec ces expositions.

Ce constat traduit une évolution de fond : la beauté ne repose plus sur des standards stabilisés, mais sur des référentiels multiples, mouvants et fortement médiatisés.

Une mutation des usages et des représentations

Trois dynamiques générationnelles coexistent :

  • les Millennials, premiers utilisateurs des réseaux sociaux, en ont fait un espace de mise en scène et de valorisation personnelle
  • la génération Z privilégie des formats plus spontanés, visuels et conversationnels
  • la génération Alpha évolue d’emblée dans des environnements immersifs, où les frontières entre réel et virtuel sont plus poreuses

Cette évolution traduit le passage d’un digital de représentation à un digital d’expérimentation et de construction identitaire.

Une tension entre lucidité et exposition

Si les jeunes générations identifient les effets potentiellement négatifs des filtres et des retouches, cette lucidité ne neutralise pas leur influence.

Elle coexiste avec une exposition continue, qui contribue à installer de nouvelles normes, parfois difficiles à atteindre.

Une beauté devenue vecteur d’expression

Dans ce contexte, la beauté tend à s’éloigner d’une logique strictement esthétique pour devenir un support d’expression individuelle.

Elle participe à la construction de l’identité, à l’affirmation de soi et à l’inscription dans des univers culturels spécifiques.

Pour les acteurs du secteur, cette transformation implique de dépasser une approche normative au profit d’une compréhension plus fine des logiques d’appropriation et des usages.