2026 : à 200 ans, la photographie se réinvente sans renoncer à ses fondamentaux

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08.10.26

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De Niépce à l’intelligence artificielle, deux siècles d’innovations ont transformé notre rapport à l’image.

 

À l’occasion du bicentenaire de la photographie, la 11ᵉ édition du Baromètre Photo & Vidéo, réalisée par Sociovision (groupe Ifop) pour le Salon Photo & Vidéo et l’Alliance Française des Industries du Numérique (AFNUM), explore ce qui change dans les pratiques… et ce qui perdure.

Un regard inscrit dans la durée, grâce à un suivi engagé depuis 2015.

Les résultats de cette édition seront présentés lors du Salon Photo & Vidéo 2026, qui se tiendra du 8 au 11 octobre à la Grande Halle de la Villette, à Paris, dans une année marquée par le bicentenaire de la photographie.

La photographie s’invite toujours davantage dans nos vies : 60 % des pratiquants en font aujourd’hui une pratique quotidienne, soit 5 points de plus qu’en 2025 et 21 points de plus qu’en 2015. Deux siècles après son invention, elle conserve ainsi une place centrale dans le quotidien.

Ses fonctions, elles aussi, se transforment. La photographie reste d’abord un moyen de garder des souvenirs, mais elle est devenue aussi un véritable langage social : 56 % des pratiquants publient aujourd’hui des photos pour rester connectés à leur entourage, soit 20 points de plus qu’en 2015. Et neuf pratiquants sur dix publient désormais des photos ou des vidéos sur les réseaux sociaux.

De trace du réel, l’image est devenue un moyen de raconter, de partager et de se raconter.

Cette culture de l’image s’écrit aussi de plus en plus en mouvement. 37 % des pratiquants filment désormais tous les jours, en hausse de 5 points en un an et de 22 points depuis 2018. Chez les jeunes, le basculement est particulièrement net : 69 % des 15-29 ans jugent désormais la vidéo plus adaptée que la photo pour immortaliser un moment important. Photo et vidéo se complètent ainsi de plus en plus pour raconter le quotidien.

L’intelligence artificielle ouvre, elle aussi, un nouveau chapitre : 61 % des pratiquants utilisent déjà des outils d’IA dans leur pratique photo ou vidéo. Mais cette adoption s’accompagne d’une forte exigence de transparence : 70 % souhaitent la création d’un label permettant d’identifier les contenus qui n’ont été ni créés ni modifiés par l’IA. Plus les outils de création se développent, plus la question de l’authenticité de l’image prend de l’importance.

L’année du bicentenaire témoigne aussi d’un désir renouvelé pour les gestes d’hier. 48 % des pratiquants souhaitent aujourd’hui faire des photos sur pellicule, soit 7 points de plus qu’en 2025, tandis que 69 % estiment que rien ne peut remplacer une photo imprimée. L’innovation avance, sans faire disparaître l’attachement aux objets, aux gestes et à la matérialité de la photographie.

Deux cents ans après son invention, la photographie n’a jamais été aussi vivante : elle change de formats, de technologies et de fonctions, tout en continuant de conjuguer héritage et innovation.