Cette enquête Ifop pour le Parti du vote blanc confirme que la reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé reste majoritaire : 74% des Français y seraient favorables, dont 45% « très favorables ». Ce soutien est toutefois en net recul par rapport aux mesures réalisées en 2017 et 2014 (86% et 85%).
Cette adhésion suit une ligne de fracture partisane marquée : elle culmine à gauche (84%) et reste élevée dans la majorité présidentielle (80%). Elle n’atteint en revanche que 58% chez les proches du RN et de Reconquête.
Dans les conditions actuelles, l’intégration du vote blanc dans les intentions de vote présidentielles ne modifierait que marginalement le rapport de force. Le vote blanc recueillerait 6% des suffrages. Marine Le Pen resterait largement en tête avec 34%, contre 35% sans prise en compte du vote blanc. Elle devancerait Jean-Luc Mélenchon (16%) et Édouard Philippe (13%).
Le paysage changerait en revanche nettement si le vote blanc disposait d’une véritable capacité de rejet de l’élection. Dans ce cas, 36% des Français déclarent qu’ils voteraient blanc au premier tour, 54% qu’ils voteraient pour un candidat et 10% qu’ils s’abstiendraient. Ce niveau de vote blanc est proche de celui mesuré en 2017 (40%) et nettement supérieur à celui de 2014 (26%).