L’Ifop a accompagné Malakoff Humanis dans la réalisation de la 10ème édition de son baromètre annuel sur l’absentéisme, auprès d’un panel représentatif de 3 000 salariés, 400 dirigeants d’entreprises et 200 médecins généralistes.
Cette édition 2026 s’appuie également sur l’analyse de données Malakoff Humanis réelles et anonymisées issues de 3,8 millions de salariés du secteur privé, ainsi que sur le suivi médical de plus de 300 000 arrêts longs.
Les résultats mettent en évidence un absentéisme durablement installé à un niveau élevé : près d’un salarié du privé sur trois a été arrêté au moins une fois en 2025, et le taux d’absentéisme atteint 4,3%, en hausse de 25,5% par rapport à 2019.
L’enjeu se concentre particulièrement sur les arrêts longs, qui ne représentent que 9,4% des arrêts mais concentrent près des deux tiers des journées d’absence.
L’étude souligne aussi des réalités différenciées selon les profils : les moins de 30 ans connaissent des arrêts plus fréquents mais plus courts, tandis que les salariés de plus de 55 ans sont moins souvent arrêtés, mais pour des durées plus longues.
Les cadres et les managers apparaissent également en première ligne, dans un contexte de transformation des modes de travail.
La santé mentale constitue un autre point d’alerte majeur : les troubles psychologiques représentent désormais la première cause des arrêts de plus de 30 jours.
Alors que la préoccupation des entreprises face à l’absentéisme atteint un niveau inédit, plus d’une sur deux n’a encore déployé aucune action spécifique.
Ces enseignements invitent à dépasser le simple constat pour mieux comprendre, prévenir et accompagner les situations d’absence, notamment les arrêts longs et le retour à l’emploi.